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L’usine d’Orange d’ISOVER en marche vers la décarbonation

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ISOVER va accélérer le programme de décarbonation de son usine de laine de verre située à Orange (Vaucluse). Ce projet sera subventionné par l’ADEME, partenaire de France Relance, à hauteur de 800 000 euros, sur un montant total de 3,8 millions d’euros.

Vers une industrie performante et durable
 
En France, le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles et génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), quand les activités industrielles en émettent près de 20%. Pour l’ADEME comme pour ISOVER, décarboner l’industrie (soit réduire les émissions de carbone) est donc indispensable à l’atteinte des objectifs climatiques que la France s’est fixé. C’est également un levier de performance de l’industrie hexagonale à moyen terme.
 
ISOVER France, et notamment son site industriel d’Orange, certifié ISO 50 001 (économie d’énergie) et ISO 14 001 (management environnemental), s’est engagé depuis plus de 20 ans dans une stratégie environnementale exigeante visant à réduire ses consommations d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Ces efforts répondent aux ambitions fortes du Groupe Saint-Gobain d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

 
Davantage de calcins dans la fabrication des laines de verre ISOVER 

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Concrètement, ISOVER a entamé, il y a plusieurs années, une démarche volontaire pour introduire des calcins issus de matières secondaires dans ses produits, qu’il s’agisse de matières issues de verre bouteille, verre plat, pare-brise ou même, plus récemment, de déchets de laine de verre via son service ISOVER Recycling.

Cette démarche prend désormais plus d’ampleur, puisqu’en parallèle du soutien financier apporté par l’Ademe, le site industriel d’Orange annonce augmenter le taux de matières recyclées (calcin externe) dans sa composition verrière. La feuille de route environnementale pour l’usine d’Orange vise ainsi -33 % d’émissions de CO₂ à l’horizon 2030.
 
L’utilisation des calcins présente divers avantages :
-       une baisse de consommation d’énergie électrique
-       une réduction significative des émissions de CO₂ de la production

Des travaux débuteront donc en septembre prochain, avec :
-        La modification de la tour de composition verrière, qui permettra d’augmenter d’au moins 20 % le taux de matières recyclées (calcin externe) passant de 40 à 60 % a minima et engendrera des économies d’énergie et de CO₂ grâce à une baisse en température induite du four. Ce projet permettra d’augmenter le taux de matières recyclées dans son four de fusion verrière et de réduire les émissions de CO₂ de 2 800 tonnes/an, soit une baisse des émissions de CO₂ de 4 600 tonnes/an, calculé sur la base du cycle de vie complet du produit,
-        L’agrandissement de la zone de stockage externe des calcins, avec la création de 4 stands d’environ 200 m² chacun, permettant une meilleure séparation des diverses sources et facilitant leur exploitation,
-        Le remplacement des équipements permettant de transporter les matières premières vers le four par des convoyeurs à bande plus adaptés.

L’usine d’Orange au cœur du dispositif ISOVER Recycling

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L'offre ISOVER Recycling est une première mondiale en termes de solution industrielle de transformation de laine de verre usagée en vue de fabriquer de nouveaux produits d’isolation du bâtiment. C’est grâce à ses partenaires professionnels du secteur du recyclage (collecteurs, syndicats) qu’ISOVER Recycling a pu se bâtir. Ce service est destiné aux marchés diffus ainsi qu’aux grands chantiers de rénovation.
 
Créé il y a vingt ans, l’Oxymelt est un four unique développé par ISOVER France dans son usine d'Orange pour assurer le recyclage de la laine de verre en boucle fermée. .
 
C’est en effet là qu’est fondue une grande partie des déchets de laine de verre qui sont par la suite transformés en calcin, composant principal de la laine de verre ISOVER. Si la majeure partie de ce calcin est issue des filières de recyclage de produits ménagers et industriels (pare-brise, bouteilles, verres du bâtiment), sa part en provenance de déchets de laines de verre peut encore être augmentée.