Connaître Isover70 ans d'innovation

1945 - 1946

Pierre Heymes, jeune ingénieur d’essais, dépose coup sur coup deux brevet majeurs portant sur les procédés de fibrage. Le second, en particulier, décrit l’association de la force centrifuge et de l’action d’un jet de gaz chaud pour étirer le verre. C’est le premier énoncé du fameux principe de fibrage de Saint-Gobain.


1950

Après les essais décevants de la machine LET (Laboratoire Etudes Thermiques), trop compliquée, décision est prise de la « retourner ». Heymes avait d’ailleurs déjà émis cette idée quelques années auparavant. La toute première machine TEL ( pour LET inversé ! ), avec l’assiette de fibrage en bas, apparaît donc au centre de Billancourt avant d’entamer une campagne d’essais à Rantigny.


1957

Ca y est ! Après sept ans de mise au point, le TEL- en fait le Supertel, comme l’appellent les chercheurs- entame sa carrière industrielle à Rantigny, où il supplante le procédé Owens. Gabriel Aufaure, directeur de l’usine, assume le risque. Un pari rapidement gagné, puisque le TEL, supérieur à tous les autres procédés, va bientôt conquérir le monde.


1960

Début de la construction du Centre de Recherches Industrielles de Rantigny, plus connu sous l’acronyme de CRIR. Véritable centre de recherche de développement, il associe trois laboratoires fondamentaux (chimie, physique et applications) à des lignes pilotes d’échelle industrielle. La recherche a enfin trouvé sa place.


1967

A travers CSG, une joint-venture créée entre Saint-Gobain et CertainTeed pour vendre de la laine de verre aux États-unis, le TEL vient concurrencer Owens Corning sur son propre territoire !


1973 - 1979

La guerre du Kippour (1973) puis la révolution iranienne (1979) provoquent deux chocs pétroliers qui marquent la fin des Trente Glorieuses. C’est la crise. L’énergie étant devenue chère, l’isolation a soudain le vent en poupe. Dans un contexte économique pourtant difficile, Isover vit une décennie de prospérité.